lundi 26 mai 2008
La maison aujourd'hui
Voici quelques photos de la maison aujourd'hui :
Je vous propose de reprendre chaque pièce et de voir plus en détails ce qu'elle est devenue.
samedi 17 mai 2008
Navettes à la fleur d'oranger... comme à Marseille !
Lors de vos escapades dans la région vous rencontrerez sans doute au détour d'une boulangerie les fameuses navettes, je vous propose une petite parenthèse historique (glanée sur un magazine provençal)avant de vous donner la recette.
Les plus connus sont certainement celles de Marseille.
En effet Marseille ne serait pas Marseille sans ses navettes.
C’est à la chandeleur, le 2 février, que chaque année, on célèbre cette coutume qui ne se limite pas à Marseille mais à toute la Provence.
Par contre c’est bien à Marseille que l’on célèbre tout particulièrement les fêtes de la chandeleur notamment en l'Abbaye Saint Victor.
L’origine de la coutume remonterait à la fin du XIIIe siècle quand la statue d'une vierge s'échoua, parait-il sur le rivage du lacydon. Faite de bois peint et revêtue d’une robe verte tachée mais coiffée d’une couronne d'or massif, cette statue de bois fut aussitôt faite Sainte et baptisée «Vierge Protectrice des marins et des pêcheurs » ou de «Notre Dame du feu Nouveau».
Certains disent aussi que la navette biscuit d'aujourd'hui symbolise la barque qui amena jadis Saint-Lazare et les deux "Maries" - Sainte-Marie Magdeleine, Marie Salomée et Sainte-Marthe à Contre-manifesteriez, le 2 février, il y a près de 2000 ans avant de se diriger vers saint Maximin et la montagne qui la domine aujourd’hui appelée sainte Baume dont la grotte en altitude contient les reliques de Sainte-Marie Magdeleine .
Et c'est en 1785 qu'un certain monsieur Aveyrous inventa un délicieux biscuit en forme de navette qu’il offrait à ses clients le jour de la fête catholique de la Chandeleur.
Enfin dernière précision, la tradition provençale veut que l’on achète les navettes douze par douze, une pour chaque mois de l'année accompagnées des fameux cierges bénis dont la flamme a pour vocation de protéger le mas ainsi que les troupeaux ou les pêches quotidiennes pendant toute l’année à venir.
Si le coeur vous en dit, vous pouvez réalisez vos navettes vous-mêmes :
Ingrédients :
500 g de farine
200 g de sucre
75 g de beurre
3 oeufs
50ml d'eau de fleur d'oranger
50 ml d'eau
Dans un saladier, mélangez la farine, le sucre et une pincée de sel.
Formez une fontaine et y déposer les oeufs, l'eau de fleur d'oranger et le beurre (mou).
Travaillez la pâte tout en versant l'eau petit à petit puis laisser reposer 1 heure.
Formez des petites boules que vous roulez légèrement pour obtenir un boudin que vous allez aplatir, pincer à chaque bout et fendre légèrement au milieu (ça paraît compliqué mais il faut juste que ça ressemble à la photo)
Déposez vos navettes sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Laissez reposer 1 heure. Vous pouvez (au dernier moment) badigeonner légèrement les navettes de jaune d'oeuf.
Cuire à 180 °C, pendant 15 minutes environ, vos navettes doivent être légèrement dorées.

Idéales pour accompagner un bon thé.
dimanche 23 mars 2008
Brassadeaux de Pâques
Les brassadeaux, sorte de gâteaux secs, doivent leur nom à leur forme de bracelets, très anciens, à l'origine, les jeunes mariés devaient s'en mettre autour du poignet et faire une danse. Aujourd'hui, en Provence, on les mange à Pâques.
A cette période, on en trouve donc dans les boulangeries qui perpétuent cette tradition.
Mais si votre boulanger habituel n'en fait pas et surtout si vous n'habitez pas en Provence, vous faites comme moi, vous les faites maison !
Le brassadeau est donc une sorte de petit bracelet de pâte à la fleur d'oranger, ébouillanté puis cuit au four. Moelleux à la sortie du four, plutôt sec ensuite, mais absolument délicieux , il est très bon un peu rassis avec un thé ou un café.
Ingrédients :
1 kg de farine
4 cuillères à soupe d'eau de fleur d'oranger
6 oeufs
100 ml lait tiède
100 gr de beurre (mou)
200 gr de sucre
1 cube de levure de boulanger
Faire le levain
Le cube de levure, 130 gr de farine ( prélevés sur le kilo),
100 ml de lait tiède, 2 cuillères à soupe de sucre,
Mélanger le tout et laisser 20 minutes.
Mélanger tous les autres ingrédients, puis y ajouter le levain.
Laisser gonfler 2 heures, voir plus.
Former les brassadeaux en forme d'anneau.
Les plonger dans l'eau bouillante, pas plus de 2 ou 3 à la fois, les égoutter,
les poser sur un torchon et les laisser sécher plusieurs heures.
Les mettre sur une plaque à four, les badigeonner avec un jaune d'oeuf
vendredi 22 février 2008
Fin des travaux...
.. et de la visite.
Voilà vous connaissez ma petite maison de vacances et son épopée ;-)))
Depuis, à chaque séjour, je complète la déco, j'ajoute un cadre ici, une lampe par là. Je récupère un meuble dont personne ne veut : petit à petit l'oiseau fait son nid ;-)))
Aujourd'hui, les personnes qui n'ont pas connu la maison avant ont du mal à s'imaginer l'état dans lequel elle était.
Mais ce que j'apprécie le plus, ce sont les réflexions des personnes qui ont connu la maison avant. Un été, alors que les fenêtres étaient ouvertes, un monsieur du village est passé avec un ami et il lui a dit : si tu avais vu, c'était une ruine, personne n'aurait voulu l'acheter !
Bizzarement, je n'ai pas beaucoup de photos de la maison aujourd'hui. Je vais profiter de mon prochain séjour pour prendre des photos et vous montrerai donc les pièces terminées (enfin telles qu'elles sont aujourd'hui car ce n'est jamais vraiment terminé)
lundi 18 février 2008
Le séjour
Nous allons maintenant, redescendre, longer la salle de bain et arriver au séjour qui se situe dans la partie au-dessus du garage.
Là je n'ai presque rien fait... j'aimais bien ce côté rustique !

...Non, bien sûr je plaisante.
Le plancher et la mezzanine ne devaient tenir que grâce aux toiles d'araignées.
J'en ai profité ici aussi, pour faire faire une cloison et pouvoir ainsi créer une deuxième terrasse (bien agréable pour manger les soirs d'été)
La mezzanine :
Il fallait maintenant trouver comment "fermer" la mezzanine. Je ne trouvais aucune balustrade qui me plaise, j'ai donc choisi des paravents en métal, style marocain, fixés entre eux qui ferment toute la partie du fond. Pour le côté j'ai fait une sorte de bibliothèque.

C'est sans doute pour l'instant la pièce la moins aboutie.
Je voulais que ce soit un coin détente, où l'on puisse écouter de la musique, lire...
Eventuellement regarder la télé, mais pour l'instant je lutte pour qu'elle ne soit pas installée.
J'avais donc pensé l'organiser un peu comme un salon marocain avec des tapis, des coussins et un coin canapé assez bas, mais c'est bien que l'on puisse aussi y faire dormir des amis alors pour l'instant j'ai mis le lit de mon grand-père mais je n'ai pas encore trouvé La solution pour faire la déco que je veux et pouvoir faire dormir deux personnes...
Si vous avez des idées ...
lundi 11 février 2008
La chambre des parents
Nous voilà au dernier étage.
La pièce était divisée en deux par une cloison, mais étant sous le toit, il y avait à peine 60 cm de hauteur côté façade, avec une toute petite fenêtre qui rendait la pièce très sombre. Et comme la toiture était en partie détruite et qu'il fallait là aussi tout refaire...
J'ai fait déplacer la cloison et démolir une partie du toit (pas très compliqué vu ce qui restait du toit) pour créer une terrasse.
La vue en vallait la peine...
J'ai également refait faire la descente d'escalier.

Là aussi j'ai donné un gabarit pour que le mur ne soit pas droit et cette fois le maçon m'a dit :
je me doutais bien que vous alliez me demander un truc dans le genre ;-)))

L'ouverture de la terrasse, pas vraiment comme je l'avais demandé
Mais là c'était trop compliqué pour la refaire.
Au sol j'ai fait également poser des terres cuites. Les murs ont été plâtrés.
Jaune !
Non rassurez-vous ce n'est que la première couche, la deuxième sera verte et essuyée, pour donner ça :

Et comme dans les autres pièces, des meubles récupérés
Une coiffeuse, qui a un peu souffert, le marbre est cassé à plusieurs endroits.
Une armoire de la chambre de ma grand-mère
lundi 4 février 2008
La salle de bain
La salle de bain n'existait pas.
J'ai donc choisi de faire faire une cloison dans la pièce située avant la chambre des enfants pour que cela devienne la salle de bain d'un côté et un passage entre l'escalier du rez-de-chaussée (de la cuisine) et l'escalier du deuxième étage (la chambre des parents)
C'est la cloison blanche que vous voyez ici.
J'en ai profité pour faire faire une porte un peu plus originale qu'un simple rectangle :

Quand j'ai donné mon gabarit, un des ouvriers m'a dit : mais vous êtes sûre que vous voulez ça...
La salle de bain n'est pas très grande, j'ai donc préféré une douche à une baignoire qui aurait pris trop de place.
Mais j'ai choisi une grosse pomme de douche !
Le coin douche est recouvert de petits carraux mosaïque et c'est une douche à l'italienne (c'est à dire sans bac)
Voici un aperçu du lavabo et du coin rangement.

J'ai acheté ces grosses boîtes en osier (en soldes aussi, bien avant que les travaux commencent) pour y ranger tous les produits de bains.
J'ai ensuite fait un miroir en plâtre, un paravent en carton pour cacher la cuvette des wc et voilà ma petite salle de bain fonctionnelle mais pleine de charme.
lundi 28 janvier 2008
La chambre des enfants
Si vous le voulez bien, nous allons maintenant monter au 1er étage.
Dans la chambre des enfants (initialement une cuisine) c'était la caverne d'Alibaba. Mon arrière grand-père y avait déposé beaucoup de ses outils.
Je n'ai pas pu garder la cheminée dont le conduit était totalement écroulé. J'ai par contre conservé les niches avec l'emplacement de l'ancien évier (au fond).

Le plancher était très abîmé, on aurait pu passer à travers à certains endroits. Il a donc été recouvert d'une chappe de béton. Vous remarquerez que cela a fait "remonter" le sol (les niches se trouvent désormais plus basses)
Tous les murs ont été enduits, sauf le mur de séparation dont les pierres étaient en bon état.
Pour le sol j'ai choisi des terres cuites (fabriquées à l'usine du village)

Loulou voulait sa chambre bleue (sa couleur péféférée) j'ai donc peint deux des murs en bleu. Pour les meubles j'ai récupéré la chambre que j'avais quand j'étais adolescente.
Et voilà une deuxième pièce qui prend forme.
lundi 21 janvier 2008
La cuisine
Commençons par la cuisine,
parce que c'est ma pièce préférée et aussi parce que c'est la première pièce que l'on découvre lorsque l'on arrive.
Comme vous pouvez le voir sur ces photos avant les travaux, c'était une sorte d'entassement de choses diverses et variées. Le sol était en terre battue, et les murs très abîmés par l'humidité.
Si j'ai choisi cette pièce pour faire la cuisine (car initialement la cuisine se trouvait dans la pièce au-dessus, aujourd'hui chambre des enfants) c'est parce que c'est la pièce où l'on rentre et qu'elle était beaucoup trop grande pour n'en faire qu'une entrée.
Comme c'est une maison de village, les gens frappent, et s'ils vous connaissent, rentrent, passent un moment.
J'aime cette idée que les gens arrivent dans la cuisine, puissent prendre un verre, rester manger, si le menu que je suis en train de préparer leur donne envie.
Mais nous n'en n'étions pas encore là...
Des murs de briques ont donc été montés sur certains murs de la pièce puis enduits afin d'éviter l'humidité des vieux murs de pierres trop abîmés.
Du béton a été coulé sur le sol, puis carrelé.
Les plans de travail ont été montés.
L'évier en marbre acheté bien avant les travaux (en soldes), allait enfin trouver sa place. Pour le sol j'ai choisi un carrelage assez foncé pour que cela ne soit pas salissant mais pour que la pièce ne paraisse pas trop sombre, je me suis rattrapée sur les carreaux au-dessus des plans de travail. Une cuillerée de crème, une pincée d'anis et un zeste d'orange, ça a donné ça !
Je ne voulais pas quelque chose de régulier, j'avais donc fait un croquis au carreleur en lui indiquant exactement quelle couleur à quel endroit.
ça l'a fait sourire mais il a respecté mon dessin à la lettre, même le carraux vert isolé ;-)))
Maintenant il restait à trouver des meubles.
J'ai récupéré un meuble destiné à la décharge. Un bon lessivage, un peu de peinture orange : et de un !
Le maçon allait jeter un autre petit placard, débarrassé d'un chantier. Re-lessivage, Re-peinture (cette fois anis) un peu de grillage de poule : et de deux !
Un coup de cire sur la table récupérée dans le garage de mon grand-père : et de trois !
Un coup de peinture sur de vieilles chaises : et de quatre !

Je n'ai pu récupérer que trois chaises
alors si quelqu'un se débarrasse d'une chaise ressemblant à ça :
Voilà, le mobilier de base est là. Reste plus qu'à compléter au fil du temps...
Derrière la cuisine, il y avait une pièce très sombre, d'où partait l'escalier vers le 1er étage.
Ses bons côtés, cette voûte et le mur du fond donne sur le garage, j'ai donc fait faire une ouverture pour accéder au garage de la maison sans être obligés de faire le tour par l'extérieur.

Sur le côté j'ai fait faire une cloison et deux portes, créant ainsi des WC et un "coin" pour la machine à laver et le réfrigérateur.
Voilà pour aujourd'hui...
Maison de vacances
Voici un blog rien que pour ma maison de vacances, pour raconter son histoire, sa région, sa vie...elle en a de la chance non ?
Mais je lui dois bien ça, car la pauvre elle n'a n'a pas toujours était maison de vacances et sans mon aide inconscience elle ne serait peut être aujourd'hui qu'un tas de pierres...
Alors reprenons l'histoire à son début.
Il était une fois une maison en ruine...
Et quand je dis en ruine, ça veut dire :
La toiture en partie écroulée, à chaque orage, l'eau envahissait la mason, les planchers étaient donc eux aussi en partie détruits. Les murs étaient très abîmés.
Il n'y avait ni l'eau, ni l'électricité. La maison n'avait pas été habitée depuis plus de 80 ans.
Mon arrière grand-père se servait de la partie grange pour "garer" sa mule et sa charrette, et la partie maison pour stocker ses outils.
une vraie ruine quoi !
Ok il fallait donc quasiment tout démolir puis tout reconstruire.
Mais pour rendre les choses un peu plus compliquées, les aléas de la vie ont fait que c'est justement à ce moment-là que je me suis retrouvée seule. J'avais donc deux solutions : soit revendre cette ruine pour trois fois rien et déprimer ou bien voir ça comme un challenge et continuer l'aventure.
Oui, j'ai choisi la deuxième solution (sinon je ne serais pas là à vous raconter l'histoire)
De ces murs chancelants j'ai dû imaginer ce que pourrait être une maison de vacances conviviale, mais aussi une maison qui garde quelque chose de ces murs pleins d'histoire.
J'ai donc pris chaque pièce (ce qu'il en restait) fait des plans pour chacune en disposant comme dans un jeu de construction où se trouverait la cuisine, la salle de bain ...
Je suis ensuite allée plus dans le détail en positionnant où se trouverait chaque élément, chaque prise, chaque interrupteur...
J'ai confié le gros oeuvre à un premier maçon (complètement incompétent, mais je m'en suis aperçue trop tard)
La difficulté, était également que je n'étais pas sur place, et ne venais sur le chantier que tous les 2 ou 3 mois. Après de nombreuses choses faites en dépit du bon sens, après des moments de découragement, après de longs mois, et années, et après avoir congédié ce premier maçon, les choses ont pris formes.
Après le gros oeuvre, est venu le temps de faire les finitions, et là c'est à la sueur de mon front ( et celle de mon mari tout neuf) que le visage de la maison est apparu.
Il a fallu ensuite la meubler, avec très peu de moyens, mais beaucoup de système D et de bricolage maison.
De cette aventure je retiens plusieurs choses :
Le première, c'est qu'au départ les conditions dans lesquelles s'est passé la rénovation étaient vraiment très difficiles, (psychologiquement, matériellement...) mais je crois que ce projet m'a permis d'aller de l'avant, de m'occuper l'esprit dans un moment difficile de ma vie, et avoir la récompense d'aboutir à quelque chose de réussi malgré tout. Il ne faut donc jamais baisser les bras (même si ce n'est pas toujours facile)
La deuxième : c'est que même si au départ ce n'est pas évident, c'est vraiment une aventure incroyable que de partir de rien ou presque et d'imaginer sa maison, dessiner des plans, rechercher les bons matériaux, récupérer des meubles destinés à la décharge et leur redonner une nouvelle jeunesse...
Et enfin la troisième : je retiens une leçon importante lorsqu'on fait appels aux services des différents corps de métiers (maçon, électricien, plombier, carreleur) ils faut être intransigeant dès le départ, surveiller en permanence leur travail, ne jamais dire que ce n'est pas urgent, payer un minimum d'avance et vraiment payer en fonction de l'avancement des travaux.
Après 5 années de hauts et de bas, parfois de galères, parfois de découragement, Ma maison voyait enfin le jour telle que je l'avais imaginée.
On m'a demandé alors si j'avais su ce qui m'attendait, est-ce que je me serais lancée dans cette aventure, je crois que j'aurais longuement réfléchi.
Mais aujourd'hui, avec le temps passé je serais vraiment prête à recommencer !
Je vous propose donc une promenade dans le passé et vous faire découvrir l'évolution des travaux et la naissance de chaque pièce.
















































